
Tchounk ! Avec un bruit sourd la lame de la guillotine tombe. Un silence gêné et appréhensif se répand dans la foule ; personne n’ose être le premier à réagir. Même lorsque la tête sanglante est brandie de la plate-forme, les cris triomphants ne résonnent pas. Finalement un homme courageux hurle à toute voix : « Vive la république ! » La voix d’une deuxième personne joint le sien, puis une troisième, puis une quatrième. Dans quelques minutes la foule entière gueule leur cri sauvage et barbare de révolution. C’est l’exécution de Louis XVI, le roi de la France.
Mes chers lecteurs de « La Chronique Parisienne ». Vous vous demandez peut-être comment, dans seulement quelques années, la France aurait pu complètement anéantir la monarchie avec le procès et l’exécution de leur roi. En fait, je suis presque aussi étonnée que vous. Les évènements révolutionnaires filent à toute vitesse, presque sans contrôle. La révolution est devenue une bête sauvage et farouche qui n’a aucun maître. Mais pour vous informer sur les affaires qui ont mené à cette démonstration radicale, je devrais commencer avec ce que je considère le début.
Il y a environ 4 mois, le peuple s’était déjà tourné contre Louis. Sa tentative pleutre de fuir le pays a eu comme seul résultat la perte de confiance et de popularité du peuple. Le 10 août 1792 toute leur colère et tout leur mécontentement a éclaté. Une foule similaire à celle qui a pris la Bastille a attaqué les Tuileries (un palais splendide situé sur le bord de la Seine) et Louis et sa famille ont été capturés et mis dans la Tour du Temple, une prison. C’était une action très importante qui signifiait l’abolition de la monarchie. Dans la Tour, j’ai l’impression que Louis aurait pu vivre convenablement pour plusieurs années si, le 3 septembre, Verdun n’était pas attaqué et n’était pas tombée dans les mains de Brunswick. Cet évènement a parvenu à terroriser le peuple et plusieurs actions radicales ont été prises basées sur cette terreur (comme les fameux massacres de septembre, dont vous avez surement entendu parler, et la poursuite en justice de Louis XVI).
À ce moment, la Convention Nationale faisait face à un problème. Ne sachant pas quoi faire avec Louis, ils l’ont laissé en prison, espérant que tout le monde l’oublierait. Malheureusement, ce n’était pas le cas. Le groupe radical Jacobin n’était pas content à renoncer à leur vœu, la mort de Louis et ils ont forcé la Convention à prendre action et de s’occuper du roi. Sous cette pression extrême, la Convention a finalement consenti à devenir une cour et à juger Louis XVI.
Mes chers lecteurs de « La Chronique Parisienne ». Vous vous demandez peut-être comment, dans seulement quelques années, la France aurait pu complètement anéantir la monarchie avec le procès et l’exécution de leur roi. En fait, je suis presque aussi étonnée que vous. Les évènements révolutionnaires filent à toute vitesse, presque sans contrôle. La révolution est devenue une bête sauvage et farouche qui n’a aucun maître. Mais pour vous informer sur les affaires qui ont mené à cette démonstration radicale, je devrais commencer avec ce que je considère le début.
Il y a environ 4 mois, le peuple s’était déjà tourné contre Louis. Sa tentative pleutre de fuir le pays a eu comme seul résultat la perte de confiance et de popularité du peuple. Le 10 août 1792 toute leur colère et tout leur mécontentement a éclaté. Une foule similaire à celle qui a pris la Bastille a attaqué les Tuileries (un palais splendide situé sur le bord de la Seine) et Louis et sa famille ont été capturés et mis dans la Tour du Temple, une prison. C’était une action très importante qui signifiait l’abolition de la monarchie. Dans la Tour, j’ai l’impression que Louis aurait pu vivre convenablement pour plusieurs années si, le 3 septembre, Verdun n’était pas attaqué et n’était pas tombée dans les mains de Brunswick. Cet évènement a parvenu à terroriser le peuple et plusieurs actions radicales ont été prises basées sur cette terreur (comme les fameux massacres de septembre, dont vous avez surement entendu parler, et la poursuite en justice de Louis XVI).
À ce moment, la Convention Nationale faisait face à un problème. Ne sachant pas quoi faire avec Louis, ils l’ont laissé en prison, espérant que tout le monde l’oublierait. Malheureusement, ce n’était pas le cas. Le groupe radical Jacobin n’était pas content à renoncer à leur vœu, la mort de Louis et ils ont forcé la Convention à prendre action et de s’occuper du roi. Sous cette pression extrême, la Convention a finalement consenti à devenir une cour et à juger Louis XVI.
J’avais la chance d’être à son procès, le 26 janvier. Coincé entre de gros hommes puants et laids, je pouvais juste entendre et voir ce qui se passait. Louis est apparu devant le juge avec son avocat de défense, De Sèze, qui a énoncé un discours émouvant et captivant pendant 3 heures. Durant tout ce temps, le roi est demeuré très résigné. J’avais l’impression qu’il savait en avance sa punition ; qu’il n’avait aucun doute de son destin. Ensuite, le procureur s’est éclairci la voix et a commencé son accusation. Les accusations étaient variés et prolongés : former une armée contre le peuple, gaspiller l’argent de la nation et tuer des citoyens français innocents, pour en nommer quelques-unes. Durant son interrogation, Louis ne s’est jamais fâché ou excité. Il essayait, je crois, de conserver son image pure et noble devant le peuple. Face aux accusations, soit il les niait ou il questionnait l’autorité de la cour. C’était, en fait, une stratégie intelligente car cette question d’éthique (si on pouvait juger un roi ou non) résonnait fortement dans les cœurs des citoyens français. La manière dont il se comportait me rappelais du procès de Charles 1er dans la révolution anglaise. Même si Charles était beaucoup plus animé, tous les deux monarques avaient les mêmes tactiques.
Le lendemain, la discussion dans Convention était centrée autour de Louis. Puisque beaucoup des députés hésitaient à condamner leur roi à la mort, plusieurs autres options, tels que l’exile à l’Amérique du Nord et la vie en prison, ont fait surface.
« Louis XVI est-il jugeable pour les crimes qu'on lui impute d'avoir commis sur le trône constitutionnel ? Par qui doit-il être jugé ? Sera-t-il traduit devant les tribunaux ordinaires comme tout autre citoyen accusé de crimes d'État ? (…) Voilà les questions que votre comité de législation a longtemps et profondément agitées. » Jean-Baptiste Mailhe, député. Journal officiel de la Convention Nationale - La Convention Nationale (1792-1793).
Mais finalement, le peuple et le pays ne pouvaient plus attendre. Le vote devait être pris. Louis a été décidé coupable de trahison par un oui unanime, mais il fallait encore répondre à une question la plus influente et importante : quelle devrait être la pénalité pour la trahison du roi ? Avec 361 votes sur 749 personnes, la réponse était la mort. Le monarque Louis XVI, fils de Louis XV, était condamné à la mort immédiate à la guillotine.
Le 21 janvier 1793. Un jour qui ne sera jamais oublié dans les cœurs des français. Louis, le roi de France, monte lentement la plate-forme qui mène à la guillotine. Il est calme, composé et n’a que quelques traces vagues de désespoir sur son visage propre et nettoyé. Jusque comme à l’exécution de Charles 1er, il tente de garder son air royal et innocent. Cependant, lorsqu’on essaye de l’attacher les mains il panique et commence à crier. Il est forcé à se coucher, le cou exposé, et c’est à ce moment qu’il se résigne complètement. La foule attend et puis… Tchounk ! Avec un bruit sourd la lame de la guillotine tombe.
En fait, c’est intéressant comme cette révolution se compare la notre (anglaise) qui a eu lieu il y a une centaine d’années. Je trouve que celle-ci est beaucoup plus sanglante et menée par les tensions entre les classes sociales, tandis que l’autre était plus une guerre de religion. Même si les deux ont eu le même résultat (l’exécution du monarque), ce sont deux révolutions très différentes. Pourquoi vous vous demandez ? Je crois que la situation en France durant l’ancien régime était pire que celle en Angleterre, et combiné avec des années d’injustice et d’inégalité le peuple était poussé à l’extrémisme plus que dans notre pays. De toute façon, c’est ironique que cette révolution menée par le Tiers-état n’a pas « réussi ». La condition des pauvres n’est pas encore améliorée et avec Robespierre qui gagne de plus en plus de pouvoir, j’ ai l’impression qu’elle n’est pas prête à s’achever.
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